mardi 29 août 2017

Je bosse dur pour construire mon avenir




Certaines personnes sont passionnées de leur travail et d’autres moins. Et là nous parlons des gens, hommes et femmes qui bossent dur aujourd’hui pour une retraite plausible, pour laisser quelque chose aux enfants, pour devenir milliardaire, pour une satisfaction personnelle, pour nourrir son égo …

J’entends souvent des gens qui disent : je ne peux pas ne pas aller travailler samedi, je ne peux pas prendre de vacances, je ne peux pas me déconnecter de mon travail. Il y a des personnes qui « bossent » tant qu’elles sont réveillées et continuent de le faire même en dormant.

Je faisais partie de ces personnes. Je me réveillais à 7h. Je sors à 7h30. Je passe à ma cafétéria pour prendre mon « direct -gobelet» et mon cake ou croissant et à 8h j’étais au bureau. Je mangeais parfois sur place, pour rentrer à 20h. Epuisée, je mange, je dors, et rebelote. J’étais stressée et je n’acceptais pas le retard de mes collaborateurs ou le laisser-aller. Je n’acceptais pas les gens qui ne sont pas comme moi « addicted » de leur travail. Je transmettais la peur et l’angoisse à mes équipes. Et gare à celui qui dit : je ne sais pas faire ou c’est l’heure, je veux rentrer. J’étais tout le temps fatiguée et fatigante.
Jusqu’au jour où il y a eu ce déclic : « Pourquoi suis-je tout le temps stressée ? Comment font les gens qui ne stressent pas ? Est-ce que tous les gens qui « réussissent » sont comme ceci, vivant un rythme de fous» ? Et je me suis mise à chercher des réponses dans les livres, chez les gens qui m’impressionnaient, dans la vie…

Finalement, je me suis rendue compte que je bossais pour l’avenir et je vivais dans l’ « avenir ». Cet avenir incertain. Combien de personnes autour de nous ont été pris par surprise et force de cette vie ? Laissant de la famille, des enfants, des entreprises, des comptes bancaires, des voitures… et ?
Et je me suis demandée ? Comment profiter des miens, de ceux que j’aime, de ma famille de mes amis, de la vie, de l’argent, de ma santé ?

Combien de personnes disent : « Mes enfants/ mes parents ont grandi/pris de l’âge et je ne m’en suis pas rendue compte ! » ? Combien de personnes regrettent les moments passés au bureau/travail quand ils voient des photos d’anniversaire, de voyage, de vacances auxquels elles ont cru ne pas pouvoir y assister ? Et combien de personnes se rendent compte que finalement, 3 ou 4 h de plus ou de moins au bureau ne change pas  grand chose dans la vie de l’entreprise !  En même temps, imaginons 3 ou 4 heures de repos, de moment en famille, de sport, d’activité qui fait plaisir, de rires aux larmes, de danse, de folie, de cuisine, d’apprentissage, de lecture, de n’importe quoi d’autre dans cette vie … Que peuvent-elles nous apporter ?

Personnellement, j’ai appris à changer ma façon de faire et de voir les choses. Je gère différemment mon temps et mes équipes au travail. J’ai mis en valeur les autres axes de la vie. Je continue à travailler dur, avec beaucoup de passion et de persévérance. La différence c’est que je vis chaque jour « au présent ». Le travail pour moi est plus qu’une activité de vie : c’est une valeur, un axe de vie. Un axe du présent et non du futur. Tout ce que je fais je le fais avec plaisir. Tout ce que je fais est un challenge, un apprentissage. Je vise à développer mon potentiel humain via mon travail. Le travail est une passion et non une obligation et un stress. Le travail fait partie de la vie, tout comme ma famille, ma fille, mes amis, ma santé, ma vie personnelle et spirituelle en font partie. Le travail est un partage, un travail de groupe, des objectifs de groupe : un accomplissement du potentiel humain, une fierté.

Alors, vivons le moment présent. La vie est tellement courte et volatile. Faisons-nous plaisir, occupons-nous de nous-mêmes. Ressourçons-nous pour que nous puissions générer de l’amour et de la positivité autour de nous. Un sourire, une tendresse, un mot doux vaut beaucoup plus qu’un cadeau matériel qui vaut des centaines ou des milliers de dinars.

Rappelons-nous que personne ne sait qui partira le premier.


PS : un grand remerciement à Senda Boughzala, celle qui était là au moment de ce déclic. Cette personne qui m’a appris à me réveiller différemment le matin… et mon Dieu comme çà a changé ma vie.



mercredi 29 mars 2017

La course contre le temps




Quelques astuces pour en sortir vainqueur






Le temps est notre ennemi.
Parfois j’entends de personnes dire : « Je n’ai pas le temps. J’ai beaucoup de travail. Je ne peux pas accepter d’autres responsabilités. Je ne peux pas m’engager sur d’autres tâches. »

Ceci est une attitude de « victime » face au temps. C’est comme si on lui dit : «bravo ! tu as gagné. Je vais te laisser me vaincre. Je vais laisser tomber mes ambitions et mon plaisir d’apprendre, puisque de toutes les façons, tu me gâches tout le plaisir ! »

Finalement, la notion de « je n’ai pas le temps », selon moi, n’existe pas. Je pars du principe que c’est moi qui guide ma vie. C’est moi qui organise ma journée, détermine les priorités, décide de faire ou ne pas faire et c’est moi qui accepte ou pas les défis. Lorsque  je m’engage dans un travail ou une mission que l’on me confie, je vais négocier. Négocier les délais, le volume de travail et les objectifs. Ensuite, je vais assumer et être à la hauteur de mes engagements.

Le temps. Nous l’avons tous de la même manière. Si dans cette entreprise X, on travaille 8h par jour, celui qui arrive en retard, qui prend plus de temps de pause que ses collègues, rentre plus tôt que prévu, se perd entre navigation et appels personnels… c’est qu’il a perdu le guidon. Il a donc besoin de reprendre la voie de la réussite ; càd l’atteinte des objectifs de la journée.


Voici quelques astuces pour réussir sa journée de travail :

1-    Il est très important de se fixer des objectifs pour la journée : qu’est-ce que j’ai à clôturer, à faire, à boucler d’ici 18h ?
2-    Ensuite, je mets toutes les tâches qui sont à faire qui vont m’emmener vers l’objectif (je décortique en tous petits morceaux).
3-    Je dessine mon Mind Map avec toutes ces tâches reliées aux objectifs principaux de la journée.
4-    J’estime le temps nécessaire à chaque tâche et je la note.
5-    Je suis mon Mind Map pendant toute la journée et je ré-ajuste à chaque fois qu’il y a un imprévu ou qu’il y a eu report d’une des tâches.
6-    Je réfléchis en terme d’urgence et d’importance pour mettre l’ordre d’exécution des tâches.
7-    Je lis et réponds à mes e-mails 1 à 3 fois par jour. S’il y a une extrême urgence, l’expéditeur va accompagner le mail par un coup de fil ou autre. Relativiser est l’une des astuces qui me permettent de rester émotionnellement intelligent (e) pour pouvoir gérer.
8-    Je peux accepter ou négocier des choses qui me sont demandées et qui ne sont pas planifiées. Ensuite, j’assume et je les intègre dans ma journée (je vais donc peut –être reprogrammer d’autres tâches planifiées)
9-    La ponctualité et le respect des délais sont primordiaux pour vaincre « le temps »
10-Je ne m’engage que sur ce qui dépend à 100% de moi. Pour ce qui ne dépend pas de moi, je prends l’engagement des parties concernées et je fais confiance.







mardi 28 mars 2017

Les émotions du Finisher


Les foulées du Mégara _ 26 Mars 2017
Motivation, voix intérieures, appartenance



Arrivée à 7h30 à la Marsa, sur la corniche. Une superbe ambiance de course. Jusqu’à 9h « The Orange Wave » commence à être de plus en plus envahissante. Mes amis du Running Club de Tunis étaient là. Il y a ceux que je connais déjà et la majorité des visages, je les voyais pour la première fois. Et quand même tout Pull orangé me faisait un pincement au cœur, un pincement d’amour, d’appartenance et de fierté.
8h50, un petit échauffement de 5 minutes. 9h08 la course commence.
Petites foulées… doucement… Je suivais le groupe de @Yosra, Allure 7 :30.
Je courais avec beaucoup de courage et de légèreté. Et les voix intérieures disaient : « Bravo championne, finalement tu as pris ton courage à deux mains. Tu as osé. Tu as dépassé tes peurs. Tu as franchi la ligne de départ de ton 1er Semi. Allez courage pour atteindre l’autre ligne maintenant ».

Tac Tac Tac … Le pont qui traverse la route de la Marsa… le point « Ravito » 10km, le  rond point de « El flouka ». … et moi toujours en forme. A partir du km 10, J’ai commencé me faire une métaphores d’hypnose et une induction de Transe… et je ne sais de quelle manière je me suis trouvée au ravitaillement des 14 km. 14Km ! C’est la plus longue distance que j’ai faite ce jour là. Je me suis arrêtée. J’ai pris de l’eau, des oranges. J’ai  bougé doucement mes jambes. Et je prenais conscience que j’ai fait la plus longue distance de ma vie… et là, je regarde la première pente montante et une autre voix intérieure vient me dire : «  ne fais pas la superwoman et suis les conseils de Skander : on ne peut pas gagner une course sur une pente mais on peut la perdre, alors marche ma belle, marche »…

J’ai marché… Et ensuite j’ai repris les foulées. Petites foulées. Je commence à sentir la fatigue et je me disais « Non non non…tu es encore en forme. Tu vas y arriver. Allez courage courage… »  Heureusement qu’il y avait Lamia à mes côtés. On marchait, on trottait. On se suivait. A chaque fois l’une avance, l’autre la rattrape, jusqu’à ce que qu’elle me dépasse et je me sentais incapable de la rattraper...
Au km 18… Dernier point ravitaillement. Et dans ma tête je voulais que çà soit la fin de la course. Je commençais à souffrir, à m’ennuyer parce qu’il n’y avait plus personne à mes côtés.  Et là je commençais à me concentrer et à visualiser la ligne d’arrivée. Et là c’est tout un dialogue intérieur, une guerre, une dispute … 
«     -     Mais il ne reste que 3 km. Allez jambes bougez ! 
-       …Que 3Km ? tu es capable de les faire là maintenant ces 3 km ?  marche et arrête de faire la forte qui va y arriver… çà y est .. tu as vidé toutes tes forces… regarde toi…
-       Mais je vais y arriver… Je ne vais quand même pas lâcher à 3 km après tout cet effort ! Je veux voir la fierté dans les yeux de mon Oussama, je veux ressentir et vivre cette gloire, je veux dire à mes amis RCTiens qui m’ont soutenu que je leurs encouragements ont aboutit à ligne d’arrivée ! »
Et là, une ambulance passe à côté de moi et le conducteur me dit « çà va ? tu veux terminer avec nous ? » et moi je lui faisais « Thumbs up » et murmuraient un « çà va »…
Et reprise :
« 
-       Ya mahboula … tu as dit non ?!… il te reste 2 km … pas 200m … tu ne vas pas pouvoir les finir dans cet état …
-       Non manich mahboula, je suis forte et je suis Finisher et vas te faire f….. »
Et le dernier km. 2 jeunes hommes juste devant moi. Je les ai rattrapé et je leur ai dit  « allez on s’encourage mutuellement, on va y arriver… » Jusqu’à ce que je vois la foule, je vois l’arrivée, je vois de nouveau « The Orange Wave »… les émotions montent en flèche... et j’entendais les cris d’encouragement.  Et Yosra qui vient vers moi et qui m’accompagne (après ses 21 km d’effort) et me pousse à faire un sprint et je ne savais pas ce qui m’a pris... toute la force était remontée… j’ai oublié toute la fatigue… je n’arrivais plus à respirer, je pleurais … Oussama a pris la relève… et encore 7, 6, 5 pas… et j’y suis… Je l’ai franchie… et j’ai laissé mon corps se relâcher... Je me suis retrouvée par terre allongée… heureuse, fière, contente, …
Les émotions de l’atteinte de l’objectif, du dépassement de soi, de la gloire, de la force, … 21km en 2h44 !  Mon premier semi-marathon fait. Comme je suis fière de moi et reconnaissante à toute personne qui m’a encouragé par un mot, un regard, une pensée !

Merci à tous. Merci RCT. Merci à mon plus grand supporter « Mon Oussama ».